Vendredi 18 juillet 2008
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- Ce petit message pour montrer de nouveau mon mécontentement par rapport à l'examen de "titularizare" de cette année pour la langue française.
3 sujets, comme d'habitude :
1. La phrase interrogative
2. Arthur Rimbaud, le poète de l'inconnu
3. Séquence didactique sur "un fait de langue".
Globalement et à première vue, aucun problème quant aux sujets formulés par les "grosses têtes" de nos services éducatifs du ministère ...
Par contre, j'espère que les candidats ont eu droit, pendant et même avant le commencement des productions écrites, à des informations supplémentaires offertes par le "le barème" ou le
"corrigé" des sujets, à savoir, nombre de points attribués à chaque étape du sujet. Exemple : 3 p. pour l'interrogation directe/indirecte, etc.
Je souhaiterais donc soulever quelques problèmes de fond concernant la formulation des consignes (lacunaire et parfois trop générale!) et le choix des sujets censés "vérifier" le niveau de
langue (compétences donc linguistiques du sujet examiné : capacités du professeur à tenir/écrire un discours cohérent, enchaînement logique des idées,
imagination et innovation - items d'ailleurs notés dans le barème), pour ce qui est du sujet littéraire. Question : comment peut-on croire ne serait-ce qu'une minute (ou bien ils nous prennent
pour des courges) que les commentaires littéraires reproduits, rapportés des livres publiés dans le domaine puissent prouver quoi que ce soit par rapport aux compétences linguistiques d'un
professeur ? Quand on apprend et reproduit un texte "mot-à-mot" pour reprendre un terme roumanisé, du par coeur donc, comment peut-on décemment affirmer que l'on vérifie des connaissances et
des compétences acquises et assimilées ? Excusez-moi d'insister sur ce point, mais c'est de la foutaise ... tout ce que ces braves gens "vérifient" c'est un mécanisme de mémorisation qui n'a
rien à voir avec le niveau de langue ni avec les capacités intellectuelles des professeurs. Alors, quel genre de machine à calculer doit être un professeur de français ? Un dictionnaire
ambulant de noms d'auteurs et d'expressions périmées ? Cela existe déjà dans le système et c'est contre cela qu'on essaie de se battre ... L'Union Européenne parle d'enseignement
transdisciplinaire, d'ouverture vers le monde, de diversité culturelle et interculturelle, d'enseignement pour l'interaction et la communication en contexte réel, de cultures éducatives, etc.
Des mots inconnus pour le système éducatif roumain qui continue à former et à instruire des machines à reproduire ...
Quant à la culture grammaticale qui est donc la "base sur laquelle on construit cette grande dame, la langue française," c'est toujours axé UNIQUEMENT (c'est bien ce mot qui est inquiétant) sur
la grammaire traditionnelle, c'est-à-dire morpho-syntaxe et régles générales qui datent un peu. Pour être plus précise, à aucun moment dans le barème, on ne tient compte de l'analyse du
discours, de l'intention des locuteurs, du contexte communicationnel, c'est comme si l'on pouvait émettre des phrases interrogatives dans le vide, sans tenir compte des réponses aux "phrases
interrogatives" ou de "l'agir communicatif". Non, nous en Roumanie, on utilise les "questions" juste pour faire plaisir à la phrase ou à la grammaire. Aucune logique d'ensemble sur la
langue n'est présente dans ce genre d'évaluation. Je conteste même le mot "évaluation", c'est de la façade, c'est pour dire que l'on organise
une fois par an un examen national qui bouffe du budget de l'éducation et qui n'a aucune réalité sur le terrain.
Pour ce qui est de la base didactique de tout enseignant qui se respecte, il suffit de tomber sur le petit génie reposé qui peut, par la grâce des Dieux grecs, romains ou païens, deviner ce que
quelqu'un peut entendre par "fait de langue" ?! Devinez, s'il vous plaît, faites des hypothèses, lancez-vous à la recherche de la petite bête, tendez le
bâton pour vous faire battre, mais attention, choisissez le "fait de langue" attendu et bien compris par les correcteurs, sinon c'est de la merde !
Voilà pour un premier accès de furie ...
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